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BIENVENUE SUR LE SITE WEB D'A.PRO.D.H PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 28 Novembre 2011 07:33

APRODH : DE L’IDEE A LA CREATION

L’Association Burundaise pour la Protection des Droits Humains et des Personnes Détenues « APRODH » est une association apolitique et sans but lucratif.

Elle a été agréée sous l’Ordonnance Ministérielle numéro 530/601 du 28 août 2001 conformément au décret-loi n° 1/11 du 18 avril 1992 portant cadre organique des associations sans but lucratif au Burundi.

 


Ses objectifs sont définis clairement dans l’article 5 de ses statuts :

• la défense des droits bafoués de toute personne humaine,

• la protection des personnes lésées, détenues ainsi que la fourniture de toute assistance susceptible d’améliorer et de résoudre tout problème de la personne en difficulté ;

• l’exécution du programme d’information, de formation de la population et de documentation spécialisée dans le domaine de la prévention de toute forme de mauvais traitements de la personne humaine et des personnes en détention ;

• l’organisation des séances d’écoute et de conseil aux victimes de mauvais traitements ;

• la contribution à la réadaptation psychosociale et professionnelle des victimes de mauvais traitements par le canal de petits projets de réinsertion ;

• l’initiation de toutes autres activités visant la prévention et l’éradication de mauvais traitements.

Pour atteindre ces objectifs, l’APRODH développe des stratégies qui reposent sur quatre axes principaux :

a) la vulgarisation des instruments nationaux et internationaux relatifs aux droits de la personne humaine.

Ici, les principales activités concernées sont :

• la confection et la vulgarisation des outils pédagogiques sur les droits de la personne humaine conçus suivant les réalités burundaises. Un accent particulier sera mis sur la convention internationale contre la torture afin de braver la culture de torture encrée dans la vie quotidienne burundaise,

• l’organisation de séminaires de formation, d’ateliers et des journées de réflexion à l’intention du personnel judiciaire, administratif et autres pour qu’il s’imprègne des méfaits de la pratique de la torture ;

• l’encouragement d’un sentiment de commisération et d’entraide en faveur des personnes privées de liberté ; il est avéré que beaucoup de gens pensent que le droit d’une personne privée de liberté est celui d’en avoir aucun ;

• la sensibilisation par multiples voies, la population burundaise pour qu’elle dénonce les abus commis à son encontre ;

• le développement d’un mécanisme de coopération avec les autorités judiciaires, militaires, administratives et privées visant la diminution progressive des violations des droits de la personne humaine dans leurs secteurs respectifs. L’association reste convaincue que ce travail sera délicat et de longue haleine ;

• l’établissement de liens de coopération et de partenariat avec tous les partenaires nationaux et internationaux dans la promotion et la défense des droits de la personne humaine ;

• l’installation et l’alimentation d’un site web.


b)la présence accrue auprès des personnes privées de liberté.

En créant cette association, les membres étaient conscients que toute personne, quelle que soit son rang social, sa couleur, sa race ou sa religion, son endroit où elle se trouve, est un prévenu libre. En tout cas personne ne saurait dire qu’elle ne connaîtra pas la prison tout au long de sa vie. Voyant les prisonniers abandonnés par les siens, méprisés par ceux-là mêmes qui devraient s’en occuper, confrontés à de multiples problèmes sociaux lors de leur élargissement, etc., l’association s’est résolue d’initier des actions en leur faveur afin d’atténuer leurs souffrances. L’association reste consciente que de telles personnes ont besoin de quelqu’un qui puisse les écouter, les conseiller, résoudre leurs problèmes matériel, organisationnel, moral, pour ne citer que ceux-là.
En direction de cette population privée de liberté, les principales actions envisagées sont les suivantes :

• leur fournir une assistance juridique, judiciaire et médicale,

• leur fournir une aide vestimentaire ;

• fournir de l’aide alimentaire aux victimes de la sous-alimentation et à ceux qui souffrent du VIH/SIDA ;

• les approcher, les écouter pour cerner leurs problèmes et concourir à leur résolution, le cas échéant ;

• les orienter dans l’aboutissement de leurs dossiers ;

• jouer l’intermédiaire entre leurs avocats, leurs magistrats, leurs familles, leurs amis, etc. ;

• assurer le transport des témoins (à charge et à décharge) surtout au cours de la phase pré juridictionnelle ;

• s’occuper spécialement des personnes vulnérables (les vieillards, les femmes, les enfants des mères incarcérées, les mineurs) ;


c) la lutte contre les violences sexuelles, la torture et les mauvais traitements. Des victimes des violences sexuelles :

• fournir une assistance psychosociale aux victimes des violences sexuelles ; • fournir une aide juridique, judiciaire (dans les tribunaux) et médicale aux victimes • organisation des journées de sensibilisation contre les violences sexuelles à l’endroit des victimes, des victimes, des populations, des administratifs, etc.

Des victimes de la torture et des mauvais traitements :

• fournir une assistance morale et matérielle aux victimes de la torture ;

• lutter contre la torture par des visites régulières dans les cachots des polices, des communes et des zones et ceux surtout tenus par les corps militaires ;

• faire des descentes régulières dans les cachots pour pouvoir se rassurer du respect des délais de garde-à-vue (de 7 à 14 jours) prévus par les dispositions du code de procédure pénale burundais.


d)l’initiation de petits projets générateurs de revenus.

Dans le cadre de procéder à la réinsertion des personnes libérées des prisons, l’Association entend initier de micro-projets générateurs de revenus.
Dans l’esprit des membres fondateurs, ces micro-projets devront engloutir le plus de monde possible et permettre ainsi à ces élargis de s’insérer plus rapidement dans la société. L’initiation de ces micro-projets présente de multiples objectifs. Elle pourra permettre :

• aux concernés de gagner un peu d’argent pouvant les aider à reconstruire leur vie ;

• aux concernés de reprendre le rythme de vie normale dans une société en perpétuelle mutation ;

• de protéger la société burundaise contre d’éventuels mauvais agissements car un homme affamé devient dangereux ;

• à l’association de s’assurer d’une partie d’autofinancement pour ses multiples activités précédemment décrites qu’elle est appelée à exécuter et pouvoir subvenir à ses multiples charges éventuelles.

Mise à jour le Jeudi, 25 Avril 2013 06:21
 

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